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Luigi Giafferi

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-1668 : Naissance à Talasani le 25 mars.

Fils de Maria Marchetti et de Francesco Giafferi, capitaine des milices de Tavagna , noble XII, et issu d’une famille de notables apparenté aux caporali de Renoso,  l’un des villages qui composent aujourd’hui la commune de Poggio Mezzana. Il est l’un des principaux « pères fondateurs de la Nation corse ».

-1700 : L’ancien capitaine de l’armée Vénitienne revient au pays et entra au Conseil des Douze Nobles (représentant de la Corse devant le Sénat de Gênes).

-1729 : Il vainquit les Génois à Furiani , lors de la première insurrection qui ouvre la Révolution de quarante ans contre la république de Gênes (1729-1769)

-1735 : Proclamé général de la Nation corse en 1735,avec Giannandrea Ceccaldi et Carlo Francesco Raffalli.

-1736 : Il fut l’un des principaux artisans de la proclamation du royaume indépendant et de ceux qui permirent l’accession au trône de Corse du roi Théodore 1er, dont il devient le premier Ministre.

-1739 : En exil en Toscane avec Hyacinthe Paoli, père de Pascal Paoli il tente d’assurer la pérennité du régime et participe à l’assaut des troupes françaises du comte de Boissieux lors des Vêpres corses. 

Il sera nommé colonel d’un régiment corse. Après la chute de la Royauté, il est exilé par le marquis de Maillebois à Naples où il est nommé Général en chef des armées par le futur roi d’Espagne Charles III (alors roi de Naples sous nom de Charles VII) qui lui accorde la charge de colonel d’infanterie du royaume de Naples.

-1748 : Il meurt à Naples à l’age de 80 ans.

Voltaire, Jean Jacques Rousseau, Mirabeau et Napoléon 1er ont tous écrit son éloge.

 Le poète de Tavagna

Il naquit à Talasani en 1816 et mourut à Bastia en 1897.

Gian Paolo Borghetti voit le jour à Talasani, le 24 juin 1816, fils de Luigi Borghetti et de Paola Geronima Orsini. Il appartient à l’une des plus illustres familles de Tavagna qui avait pour devise « Decus et honor ».

En outre, cette réputation était confirmée par l’adage : « in Talasani i Borghetti, cor di leoni e cristiani perfetti ».

Chirurgien de marine (1837-1847).
Journaliste,
écrivain et poète de langue italienne, auteur de Camicia rossa. Président du Comité de l’instruction républicaine. Archiviste départemental (1870-1871), secrétaire de la Société des sciences historiques et naturelles de la Corse à sa fondation par le chanoine Letteron (1881).

Gian Paolo Borghetti mourant  le 4 novembre 1897 dans l’indifférence la plus profonde. Rares sont en effet les personnes qui assistèrent à des obsèques célébrées en catimini dans la petite chapelle bastiaise des « Capannelle ».Le Bastia-Journal daté du 16 novembre 1897 lui rendait hommage en ces termes :  « Et cet homme, tout de dévouement, n’obtient pour toute récompense qu’une misérable place insuffisante pour assurer le pain de ses vieux jours. Et chose inouïe, épouvantable, on eut le triste courage de la lui enlever, il y a trois ans à peine, au nom de la République française, sans avoir pitié ni de son âge ni de ses enfants qu’on réduisait ainsi à la plus grande misère. O politique, que de crimes on commet en ton nom !”.

 Dans une conférence où le soin du détail paraissait évident, Geniu Gherardi a longuement présenté la famille Borghetti, laquelle s’était illustrée notamment sous le règne éphémère du roi Théodore et à l’époque de Paoli, puisque le grand-père de Gian Paolo avait été grièvement blessé lors de la bataille de Ponte Novo et avait à la suite de celle-ci demeuré durant près de neuf années dans les tours insalubres de Toulon…

Né à Talasani le 14 Mai 1894, décédé très jeune à 33ans le 21 Mars 1927. Enterré dans son village natal. Il était fonctionnaire dans la région parisienne comme caissier-comptable à Bezons, il a été mu à écrire en Corse par la lecture de L’Annu Corsu (1924-L’Annu Corsu-Calendrier Littéraire Illustré ainsi que le périodique “A Muvra”.

Don Paul Côme Marie Poli-Marchetti

Surnommé “U Generale”, il est né le 18 septembre 1879 et décédé le 23 août 1968.

Il a été nommé Général de Brigade en 1930, puis Général de Brigade Aérienne en 1933, puis Général de Division Aérienne en 1934, puis Général d’Armée Aérienne en 1939.

 

Il était en 1936 Membre du Conseil Supérieur de la Guerre. 

Il a occupé les fonctions de commandant de la 4ème Région Aérienne dont les organes de commandement étaient à l’époque à Lyon et d’Inspecteur de la Défense Anti-Aérienne. 

Il a commandé en 1940 les 3ème et 4ème Région Aérienne. 

 

Il était Grand Officier de la Légion d’Honneur. 

La Famille de Corsi

 Dont le sénateur Patrice de Corsi (1824, Talasani – 1888, Paris), l’un des chefs de file anti-bonapartistes sous le Second Empire, maire éphémère de Bastia en 1871.

Pierre-Baptiste Innocenzi

Pierre-Baptiste Innocenzi

Né à Talasani le 2 juillet 1905 décédé à Bastia le 25 mai 1951.

Fils d’un retraité maire de Talasani, il entre à l’Ecole Normale d’Instituteurs d’Ajaccio en 1923. Il accomplit son service militaire à l’Ecole d’Officiers de Réserve de Saint Maixent d’où il sort avec le grade de Lieutenant.

En 1936, il se marie avec une institutrice et tous deux sont en poste à Talasani.

En 1939 il est mobilisé capitaine d’un régiment d’Infanterie basé à San Pellegrino (Folelli ) et, après l’armistice de 1940, refuse pendant 3 jours de rendre les armes. Cette année-là il adhère au Parti Communiste.

A partir de Talasani, il participe à l’organisation de la Résistance, il est de toutes les luttes. Commandant FFI, il fait partie du Comité Directeur du Front National. En 1943 il est responsable militaire adjoint de Colonna d’Istria pour la zone nord (La Bourelière pour le sud).

Il sera décoré en 1947 de la Légion d’Honneur, de la Croix de Guerre avec Palmes, et de la Médaille de la Résistance.

Nommé à Bastia en 1947, ainsi que son épouse, il rejoint l’école primaire  de Saint Joseph.

 En tant que président des œuvres Laïques il se consacre à l’amélioration du sort de l’école publique en fondant notamment la Caisse des écoles. Parallèlement à cette action il agit au plan syndical en étant l’un des membres fondateurs du Syndicat National des Instituteurs dont il devient secrétaire  départemental. 

 

Enfin il est membre fondateur du Cercle des Républicains, milite au P C, anime la section de Bastia  dont il est le secrétaire et fonde avec d’autres le bureau des Anciens Combattants. 

Pierre Innocenzi décède subitement, à Bastia, en mai 1951. Son cercueil, suivi d’un cortège imposant, sera porté par ses camarades de son domicile, Route du Cap, jusqu’au Palais de Justice et, de là, partira pour son dernier voyage vers son village natale.  

En 1994, les Anciens Combattants et les Amis de la Résistance, lui rendront, sur sa tombe, un émouvant hommage. 

Pierre-Baptiste Innocenzi Plaque

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